23/12/2004

Le temps est assassin...

Ils auraient pu déposer à mes pieds, tous les bijoux, tous les mots doux, ils auraient pu….

Ils auraient pu me dessiner des forêts argentées ; déposer sur ma peau le soleil d’août , des caresses, des baisers…. Ils n’auraient jamais briser le mur entre eux et moi, ça m’aurait laissé de glace….mais toi….

 

Tu reviens avec tes mots enrubannés, ces mots que j’ai tellement attendu, que j’ai imaginé si souvent, et tu brises à nouveau mon rempart….

Je ne sais plus qui je suis quand ta voix résonne au téléphone…je frissonne…

 

Tu n’as pas le droit, tu reviens la bouche en coeur, chercher ce qui n’est plus à prendre, et moi je te laisse prendre tes appartements dans mon cœur….encore une fois…

J’aurais voulu fermer la porte je n’ai pas pu…. M’échapper par l’issue de secours…, j’y arrive pas…

Le goût de ta peau me revient à la bouche, tes baisers, nos fous rires, le temps qui s’arrête quand tu déposes tes yeux sur moi, le pique^nique avec les fraises des bois, tes yeux plongés dans les miens, la première fois que nos lèvres se sont frôlées, nos silences, ce we à la campagne, l’amour n’importe où mais avec toi…. Toi tu es ma folie, mon innocence, mon rêve, ma faiblesse, mon insouciance, ma tempête, celui qui me soulève…

L’un sans l’autre perd son sel, perd son essence….

 

Ce sentiment de n’avoir besoin de rien d’autre quand je suis avec toi, puis les mois qui passent, l’attente, les je t’aime moi non plus, les mots que tu ne dis pas, ce que tu détruisais par peur de construire….et la passion qui me consumait….

 

Je croyais y être arrivée, oublier, t’oublier, ou du moins faire semblant, ne plus pleurer en écoutant cette chanson sur laquelle tu me faisais l’amour, j’y étais presque arrivée, presque…. j’ai tenu des  mois, à vomir de douleur parfois, à me sentir amputée d’une partie du cœur… comme une plainte lancinante….où j’ai souri, j’ai ri, j’ai chanté….mais ce n’étais pas moi qui habitais ce corps, moi je te cherchais….

 

Puis te revoilà avec ce regard qui me brûle….

 

Tu sais pour toi je serais partie au bout du monde, avec toi j’aurais pris tout les chemins de traverses…si seulement une fois tu me l’avais demandé….

Tu ne peux pas revenir comme ça….

 

… la vie est devant moi… ne pas me retourner…la vie est droit devant, marcher ne jamais plus me retourner… les plaies finissent toujours par cicatriser un jour….mon cœur ne gardera que les stigmates d’un temps passé…. Je n’ai pas mal, ce ne sont pas des larmes qui coulent sur mon visage, c’est juste le froid qui cristallise la douleur… pour toujours….le temps est assassin il emportera avec lui les souvenirs….il t’emportera loin de moi…. loin…


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17/12/2004

Sensu"elle".... Flash-Back

Quand j’ai senti tes seins j’ai frémi….leurs rondeurs, la volupté de ta peau…je n’avais jamais fait l’amour avec une femme avant toi…j’étais maladroite, fébrile mais rougissante sous tes doigts, sous tes mains, sous ta bouche…

Je me souviens du goût sucré de ta peau, c’était si différent, on n’a pas parlé, tu as guidé mes gestes…et je me suis ouverte à toi…

Ma langue qui parcourait ton corps, ton essence parfumée…. Le désir qui montait par palier… ta bouche sur mes seins, tes gémissements, ton souffle court , mes doigts qui te découvraient, ma langue qui te taquinait; m’abandonner à nos sens… ton corps était celui du désir, ton corps était celui de l’amour…. rond et plein….tortueux, fait de déliées, de courbes….

Je te regardais, je te dévorais du regard, je me sentais femme….

Je me souviens de ta tête posée sur mon sein, de tes cheveux bouclés que j’entrelaçais entre mes doigts…de tes fesses que j’embrassais goulûment, de l’odeur de la jouissance, de l’odeur de nos deux corps mêlés…

Je me souviens….j’ai joui dans ta bouche, éffrontément, sans aucune retenue, le corps saccadés sous l’assaut de ta langue….

Je me souviens de cette plénitude peau contre peau….

Envie de sucre…envie de toi….


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16/12/2004

Fais comme tu veux...

C'est comme tu veux
Si tu penses que tu dois t'en aller
Que tu n'as plus rien à faire ici
Qu'on a plus rien à partager
Qu'on s'est tout dit

C'est comme tu veux
Si tu crois que la vie t'attend ailleurs
Qu'elle sera pour toi là-bas meilleure
Qu'on a plus rien à se donner
Qu'il faut changer

Alors fais comme tu veux
Comme tu le sens
Fais comme tu penses que c'est le mieux.
Comme si c'était pas important
Fais comme tu veux

C'est comme tu veux
Si tu crois qu'il faut se séparer
Et que l'on a plus rien à faire ensemble
Que le passé c'est le passé
Qu'il me ressemble

Alors fais comme tu veux
Comme tu le sens
Fais comme tu penses que c'est le mieux.
Comme tu l'entends
Fais comme si
Comme si c'était pas important
Comme tu veux

15:19 Écrit par Essenti"elle" | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |